Le Lookbook
EN AVANT PREMIERE
Rendez-vous mercredi 3 juin à 9h par mail
Mister k. x Souleaido
UNE HISTOIRE DE FAMILLE
J’ai été bercée par les mouches et les jupons Souleiado depuis mon enfance.
Ma marraine « Hélène » tenait une boutique au Lavandou, derrière l’Hôtel des Roches.
Comme souvent chez Mister k., tout commence par une histoire de famille, mais aussi de voyage. L’été dernier, en parcourant les routes de France, notre trajet s’est arrêté par hasard à Tarascon, lors de notre chemin en direction du Sud-Ouest.
À l’accueil de l’hôtel, mon mari m’apporte le prospectus du musée. Il sait que j’aime la maison depuis toujours (il m’a d’ailleurs offert un magnifique foulard récemment).
Cap vers la visite.
En sortant de ces archives merveilleuses, il fallait qu’on imagine quelque chose.
Alors j’ai demandé le contact des dirigeants à la boutique, écrit un mail… et voilà.
Le Sud allait, quelques semaines plus tard, se rencontrer à Paris avec Stéphane et Sophie.
L'Histoire
DE LA MOUCHE
Au milieu du XIXe siècle, dans l’atelier d’un indienneur toulousain, tout commence par un dessin sur papier. Un motif minutieux, composé de petites formes répétées, presque en mouvement. À l’époque, on appelle “mouche” tous les insectes volants : c’est de là que le dessin tire son nom.
Pour lui donner vie, il fallait la plombine, une technique patiente permettant d’imprimer chaque détail avec précision. Le dessin passait alors du papier au modelage, puis au moule, avant d’être gravé en pièce de plomb ou sur planche de bois.
Un long chemin, de la main à la matière, qui lui donne encore aujourd’hui ce rythme singulier et ce charme d’archive.
L'Histoire
DU PRINTEMPS
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les indiennes se parent de motifs délicats, inspirés des célèbres “Pompadour”, mises à la mode par Madame de Pompadour.
De cet héritage naît plus tard “Le Printemps”, comme un écho plus léger, plus aérien, petit frère du motif originel.
Son dessin repose sur de petits bouquets de fleurs, imprimés sur fond clair. À l’époque, on protège d’abord ces motifs avec de la cire pour conserver leur blancheur, avant de teindre ou imprimer le fond, souvent dans des tons verts, qui vient révéler le contraste.
Remis au goût du jour à la fin du XIXe siècle, “Le Printemps” s’inscrit dans cette mode des motifs plus fins, plus discrets. Un imprimé tout en nuance, qui évoque le renouveau, sans jamais en faire trop.
