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La Maison Liberty

Voilà bien le moment de reparler de fleurs et de liberté.
Si vous nous suivez depuis longtemps, le tissu Liberty s’est imposé en douceur dans notre vestiaire, depuis nos débuts, parfait antidote à la mélancolie, « Dream Catcher » des beaux jours qui vont revenir, forcément.

Je vous serine qu’il n’y a pas de coïncidence, mais admettez quand même qu’on ne se nomme pas Arthur Lasenby Liberty, sans être destiné à courir le monde et faire quelque chose de singulier dans sa vie. Mister Liberty fut donc naturellement globe trotter, fasciné par l’Extreme Orient.

En 1875 il ouvre un magasin sur Regent Street, à Londres, inutile de préciser. Il le baptise
Liberty of London.

Tout un programme qui annonce que le lieu fut et restera comme une ultime étape de la Route de la Soie où notre Arthur Lasenby Liberty se mit à vendre toutes les marchandises venues de son orient extrême : porcelaines, objets japonais, tissus indiens et soieries chinoises, bien sûr.
Navigateurs dans l’âme et excentriques aussi, sous les strates épaisses de leurs traditions, nos amis anglais se précipitèrent dans l’immense bâtisse de Regent Street. Une success story s’annonçait. La légende rapporte que les colombages de bois qui tiennent la façade, proviennent de la coque des dernières goélettes de la Royal Navy. Ce geste d’ « up cycling » et « zéro gâchis » avant la lettre m’est familier ! Mais ce n’est pas tout. Vers 1884, Sieur Liberty se laissa attirer par le courant Arts & Crafts qui prônait la fusion fertile entre artisanat appliqué et créativité artistique. Pourquoi inventer des frontières là où elles n’auraient aucun sens ?

Il se mit alors en tête de créer une ligne de vêtements avec le plus beau des cotons, aussi souple, fin et délicat que la soie. Ce rare coton provenait des bords du Lac Tana au Soudan. De fait, ce coton d’exception, tissé très serré, fut baptisé Tana Lawn, pour rester à l’histoire comme un hommage au gazon anglais, souple et immuable. Voilà pour l’artisanat.

Et puis, sieur Liberty ajouta sa patte personnelle, reflet peut-être de son paysage mental, ou, plus sûrement, contrepoint de la montée en puissance de l’industrie lourde dans l’Angleterre de l’inflexible Reine Victoria. Le coton Liberty se fit floraison. Des myriades de fleurs aux tons pastel furent imprimés sur les métrages de ce coton si fin que ses motifs floraux apparaissaient aussi au revers du tissu.

Ainsi naquit une marque partie pour devenir légende.



Elle traversa le XXe siècle au gré des moments de grande fureur entrecoupés de périodes de créativité sublimes, comme autant de Sacre[s] du Printemps. Ainsi vinrent les années 60 qui consacrèrent le tissu Liberty comme antidote à la brutalité du monde. 

 «🎶… if you’re going to San Francisco, be sure to wear some flowers in your head … », chantait Scott Mc Kenzie pour conjurer l’absurdité de la guerre au Viêt Nam. À chaque génération son agent pathogène et son besoin de fleurs !

En 1960, à côté de nos punks cloutés, Cacharel fit souffler dans ses collections toute la fraîcheur et le romantisme du tissu Liberty à profusion. Le pape Saint-Laurent apporta sa patte de génie pour saupoudrer de Liberty ses défilés. Comme un irrésistible appel d’air, Marc Jacobs, Nicolas Ghesquière ou Isabel Marant (Ah ! ses mini-jupes et ses vestes matelassées en Liberty !), célèbrent à leur tour, aujourd’hui, le Sacre du Printemps en Liberty.

Victor, Brooke, Solal, seront une nouvelle fois en belle et harmonieuse compagnie jeudi 29 avril prochain !

Nous les déclinerons pour ces prochaines réservations sur une base 100% soie certifiée REACH et Oeko Tex évidemment, infiniment précieuse. Hâte de vous les présenter. 

 Pour connaitre l’histoire de la soie, c’est par là !

"Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ; 
Valse mélancolique et langoureux vertige !"

Baudelaire aurait aimé toute l’efflorescence du tissu Liberty. En robe légère qui flotte au vent, en blouse, en mini jupe, Madrague aux pieds, laissons-nous porter par le parfum de mille fleurs et tenons bon !

Prenez soin de vous toujours.

C.H


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