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Serge 🇫🇷

L’idée de créer un sac à main cheminait depuis longtemps dans les méandres de mon cerveau. Classé par facilité par les gazettes de mode, parmi les « accessoires », au même rang que ceintures, foulards, lunettes de soleil … 

Le sac à main est pourtant tellement plus qu’un supplétif.

Il est notre boîte à outils de première nécessité (coup de peigne impératif ou retouche cosmétique), une extension de nos cerveaux en hypoxie (smartphone, agenda), un coffre-fort de nos cœurs qui palpitent (billets doux, grigris, le poème enfantin ou le fragment du collier de nouilles datés de la Fête des Mères) ... et il se balance avec sa fausse candeur en bandoulière à notre épaule pour nous embellir … bref, un sac à main vit à nos côtés, c’est beau et indispensable, cela doit donc être traité avec sérieux .

J’ai presque réalisé le dessin d’un seul jet, parce que les contours et les fonctionnalités de notre sac se veulent délibérément simples, et aussi parce que j’étais spécialement motivée ! Contre toute attente, cette simplicité m’a inspirée, alors que la gomme et le repentir sont les compagnons qui me poussent le plus souvent dans mes retranchements sur la planche à dessin. Ce que j’écrivais en vous présentant Alain, le fabricant de notre Perfecto, s’applique ici, mot pour mot et ce n’est pas un hasard. Les créateurs les plus débridés, ou plus simplement les plus inventifs, resteraient en cale sèche si une myriade de façonniers et d’artisans en quête du geste juste ne venaient pas donner forme à ce moment indécis qu’on appelle inspiration. Par l’entremise de Virginie, qui a fondé Adapta [bonjour@bar-da.com], véritable radar pour détecter et acheter les meilleurs cuirs de stocks dormants, nous voici en route pour la belle province d’Anjou et la ville de Cholet. 


Là-bas, il existe un village proche de Cholet, où l’entreprise Audouin & Fils exerce son savoir-faire, qui est exceptionnel, en maroquinerie et gainage du cuir.

Marcel, le père, fonda l’entreprise en 1947. Sa première création fut un cabas composé de lanières de cuir de récupération. Tiens, tiens ! Un pionnier du zéro gâchis. Me voici en terrain complice. L’entreprise a prospéré au point de devenir façonnier de Courrège et des sacs Longchamp jusqu’à la retraite du fondateur, homme de devoir et artisan intègre.
Comme l’aurait dit ma grand-mère bien-aimée : « la pomme ne tombe jamais bien loin du pommier ». Après sa retraite en 1990, Laurent, son fils, a repris le flambeau avec la même passion pour le travail d’excellence.     

Audouin & Fils s’est développé et diversifié de manière judicieuse et remarquable. L’entreprise peut s’enorgueillir de fournir les constructeurs automobiles de luxe (Rolls Royce, Bentley, BMW), les yachts, les hôtels de prestige et, plus que jamais la grande maroquinerie. Tous ces clients sont plus que des clients, ce sont des partenaires dans des filières d’excellence qui perpétuent une conception intransigeante du « bel ouvrage ».

Il suffit de visiter les ateliers, pour ressentir que chacun ou chacune à son poste de travail est animé par la passion du geste juste.

C’est le même sentiment que je ressens chez Alain ou chez Monsieur Stanislaw. Les valeurs que nous défendons commencent par la dignité et la passion du premier ouvrier ou de la première ouvrière qui reçoit notre dessin pour lui donner vie.

Nos sacs seront fabriqués par Laurent Audouin et ses équipes, à deux pas de Paris, dans le respect scrupuleux des normes éthiques et d’éco-responsabilité concernant nos cuirs, leur provenance et leur traitement. Comme ce fut le cas pour notre Perfecto Irving, nos peaux proviennent du stock dormant d’une grande Maison française, au savoir-faire mondialement reconnu.  « Faire du beau, faire le bien, le faire bien », vous le savez.

Notre sac se nommera Serge. Vos esprits facétieux et aiguisés, qui viennent de répondre au quizz qui précède, pourraient y voir une allusion à Jane Birkin, dont le Pygmalion se prénommait Serge. Cependant, Serge fait assurément référence à Serge Prokofiev, inoubliable compositeur de Pierre et le Loup. En ce Noël maussade, nous avions tant besoin de retrouver notre âme d’enfant. Avec la ruse et la complicité de son copain l’Oiseau, Petit Pierre usera de bienveillance – et surmontera sa peur - pour éviter à « son » loup de terminer sous la mitraille des chasseurs.

Peut-être est-ce en repensant à notre chemisier Matriochka et au Petit Pierre qui accompagne notre Serge ... que ce soir j’ai l’âme slave. Je vous offre quelques lignes superbes extraites d’Eugène Onéguine de Pouchkine. 

" L’amour s’impose à tous les âges, mais il n’est bon dans sa fureur, comme aux prairies de mai l’orage, qu’aux jeunes âmes de candeur. Ses brusques pluies les rafraîchissent, les renouvellent, les mûrissent. Et la puissante vie produit de douces fleurs, de riches fruits. "

Prenez soin de vous, toujours.

C.H