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Remonter
La Liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut.” 
Jean Paul Sartre

 

Jeune, soyons honnêtes, on priait pour en finir le plus vite possible avec l’école, l’université, la prépa, les études… 

Et maintenant qu’on en est sortis, depuis quelques années déjà, on se surprend à se demander si on ne reprendrait pas le chemin de l’école…il faut croire que cela ne tourne pas rond chez nous ! 

Sauf que ce genre de réflexion, quand on sait que 10% des étudiants sont des adultes ayant déjà travaillé, doit trotter dans la tête de beaucoup d’entre nous…. 

Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles l’idée de reprendre des études nous vient à l’esprit:  

  • Parce que l’on voit apparaître de nouveaux métiers qu’on ne soupçonnaient pas à l’époque de notre entrée dans la vie active.
  • Parce que l’on veut maintenir ou faire évoluer ses compétences pour s’adapter à la demande toujours plus exigeante.
  • Parce que notre ambition prend parfois le dessus sur la raison. 
  • Parce que l’on se remet en question, que cela fait des années que l’on fait ce travail et qu’à force, nous ne sommes plus épanouis.
  • Parce que l’on a envie de découvrir autre chose, un autre métier, d’autres personnes et de se reconvertir professionnellement. 
  • Parce qu’avec plus de compétences ou de diplômes cela serait l’occasion de faire un bond salarial non négligeable. 
  • Peut-être aussi par défi, pour décrocher le diplôme que l’on a jamais eu et atteindre une grande satisfaction personnelle.
  • Parce qu’on a la soif d’apprendre, de s’intéresser, de progresser et qu’avec un petit peu de soutien tout est possible.  

 

Sabine, une amie, est passée par là. A 36 ans, après plusieurs années en tant que chef de publicité dans un groupe de presse, elle a compris qu’elle avait envie d’autre chose et de se mettre à son compte. Elle décide alors de commencer une formation d’architecte d’intérieur à l’Ecole Supérieure des Arts Modernes mais à temps plein, et quitte son job. 4 ans plus tard, après avoir jonglé entre gestion de sa vie personnelle et étudiante, elle décroche son diplôme et monte son entreprise de décoration et architecture d’intérieur. Elle ne regrette pas une seconde ce choix pourtant peu évident.

Tout comme Fanny, 38 ans, qui travaillait au service juridique d’un groupe de grande consommation mais qui sentait qu’elle stagnait et avait besoin d’une petite “stimulation intellectuelle”. Elle entame en parallèle de son activité, un master à distance en droit privé à l’université de Paris 8 et une fois son diplôme en poche, ose enfin postuler à un poste un peu plus important qu’elle obtient avec succès ! 

 

“La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent.”
Albert Einstein  

 

Quoi qu’il en soit, on doit pouvoir s’octroyer cette liberté de changement et de recommencement moyennant un lot inévitable de sacrifices.  

 

Financiers d’abord, lorsqu’on choisit d’abandonner un travail et sa rémunération pour se consacrer uniquement à ses fiches… Ce que tout le monde ne peut pas se permettre. On songera alors à combiner les deux, quitte à mener une double vie et à accepter de mettre entre parenthèses vacances, hobbies, famille et vie sociale. 

Même si aujourd’hui, pour tenter de rendre le challenge plus accessible, les universités développent de plus en plus de modules spécialement conçus pour les adultes-étudiants. Comme des programmes à horaires décalés, des séminaires intensifs ou des cours à distance ou par correspondance dont je vous parle un peu plus loin. Dans ce cas, il sera nettement plus facile de concilier vie étudiante et vie personnelle.  

Si on ose franchir le pas on aura aussi, forcément, quelques inquiétudes. Être le plus vieux de sa promo, se retrouver avec des jeunes peut-être de l’âge de ses enfants…Et alors ! Cela nous rajeunit, nous donne un coup de fouet, il n’y a pas de honte à avoir!  

Et on se convainc que les petits jeunes en question ont beaucoup à apprendre, en toute humilité eux-mêmes, de la cohabitation avec quelqu’un de plus mûr, qui a déjà connu des succès comme des échecs sur d’autres terrains et qui précisément ose se remettre en cause pour redonner sens à sa vie.  

Il va aussi falloir retrouver les automatismes d’apprentissage que l’on n’a plus expérimentés depuis…plusieurs années ! Lire de la théorie, mémoriser, rédiger des écrits plus ou moins longs… 

Ou encore, supporter la peur de l’échec et les notes qui ne sont pas à la hauteur de nos espérances ou de ce que l’on estime mériter. C’est fou de voir comme cela nous importait nettement moins à l’époque !  

C’est notre expérience et notre maturité qui nous font nous sentir libre de reprendre des études et assumer de redevenir jeune. Alors profitons de cette force pour se lancer dans ce projet bénéfique et épanouissant !

 

 

Concrètement comment cela se passe si on saute le pas ? Déjà, on peut bénéficier d’un Projet de Transition Professionnel qui s’adresse aux salariés sous certaines conditions d’ancienneté.  

Cette formation d’une durée d’un an permet de conserver son statut et ses droits de salarié et ne doit pas nécessairement être en rapport avec l’activité de l’entreprise.

Si on veut rester discret sur sa reprise, il existe également les formations à distance ou cours du soir. La Fédération Interuniversitaire d’Enseignement à Distance recense une grande partie des formations à distance proposées par les universités de la France entière, cela donne déjà un bon aperçu ! 

Si l’envie est là mais que l’on ne sait pas par ou commencer on peut toujours consulter un coach professionnel pendant et travailler avec lui pendant quelques séances ou aller faire un tour sur l’assistant Bloom’r et son programme en ligne qui nous aide à nous poser les bonnes questions sur notre travail et nos besoins et nous donne un plan d’action pour la suite.  

 

Plume : B.P.B

 

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