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Aujourd’hui je vous présente Jean-Max, notre premier portrait, entrepreneur militant .

Son militantisme opère sur un champ sans limite, l’amour.

Son entreprise est au service de son militantisme, à moins que ce soit l’inverse .

Éternelle histoire de la poule et de l’oeuf . Lequel des deux a-t-il engendré l’autre en premier ?

Son entreprise est née sur ce champ sans limite et son label s’appelle La Brigade de l’Amour.

Le label organise des événements et diffuse des Sweats sous l’emblème de cette Brigade.

Nous pourrions être concurrents, Mister k. diffuse aussi des sweats porteurs de messages . Or nous ne sommes pas concurrents compétiteurs, nous nous voyons plutôt comme  « coopétiteurs » , un mix entre coopération et émulation fertile, au service de nos communautés, qui sans aucun doute partagent des goûts et couleurs identiques . Et puis c’est aussi une rencontre, celle d’une amitié aussi je le crois, de 2 chevronnés de la bienveillance, un peu fous sans doute, un coup de coeur amical en somme, qui a déroulé sur de nombreux coup de pouces et de francs moments de complicité, parce que l’entrepreneuriat c’est ça aussi, de l’entraide, des rencontres, et beaucoup de rires aussi.

C’est du reste Jean Max qui m’a présenté le fameux José au Portugal, notre fabricant bien aimé de textile, que je vous ait récemment présenté, aujourd’hui commun.

Voici plus en détail l’histoire de Jean-Max.

Son champ d’amour, son chant d’amour aussi, fut d’abord un champ de ruines.

Jean-Max menait une vie linéaire, professionnellement prometteuse, salarié d’une agence de publicité travaillant pour de grands groupes internationaux. Amoureux de M., leurs fiançailles allaient immanquablement se matérialiser en mariage « pour le meilleur et pour le pire ».

Et puis un jour de décembre 2013 imaginez que vous êtes assis(e) à l’ombre d’un grand arbre, au milieu d’un champ sous un ciel uniformément bleu. 

Sans le moindre préavis, sans le moindre signal faible (à moins que la routine soit un signal faible ?)…. Badaboum ! Un coup de tonnerre dans ce ciel bleu . Chacun sait que sous un arbre est le dernier endroit où se réfugier pendant l’orage. La foudre frappe en priorité la cime de l’arbre et le carbonise jusqu’aux racines, électrocutant au passage tout être vivant .

M. vient de dire à Jean Max qu’elle partait pour ne jamais plus revenir. Aucun mot, aucune explication, Jean-Max est électrocuté. Les liaisons coeur et cerveau sont grillées. 

La mort lui fait signe , c’est tellement tentant . Courage ou lâcheté ? éternel dilemme . Ni l’un ni l’autre en fait. Juste l’instinct animal de survie, pour les autres, grâce aux autres, la famille, les potes, la vie envers et contre tout.

Si la mort n’est pas une option, le processus complexe de résilience se met en place .

N’oublions pas que c’est d’abord un phénomène purement mécanique . C’est le degré d’élasticité d’un métal pour encaisser un choc avant de retrouver sa forme originelle.

La résilience psychique, c’est pareil. Le choc n’ayant pas mortellement perforé la carcasse de Jean-Max, celle-ci doit prouver son élasticité et retrouver sa forme.

Les premiers remèdes sont classiques. Enivrements en tous genres. Achats compulsifs. Speed dating. Sites de rencontres mécanisées, sans lendemain.

Ces mesures sont une illusion qui n’empêche pas la dépression de s’installer, insidieusement, au point d’affecter toute motivation professionnelle et plan de carrière. Une rupture conventionnelle est conclue avec un employeur fair-play et compréhensif (il y en a plus qu’on ne le dit à la télé , heureusement).

Sur ce champ de ruines, « que faire ? » comme disait Lénine en 17 (1917 …pas l’année dernière !)

Jean-Max a besoin de retrouver l’assurance de plaire, se sentir « re-narcissisé », retrouver cette alchimie subtile faite d’estime de soi et de phéromone en quantité suffisante pour capturer l’admiration des autres , y compris les filles, parmi lesquelles LA fille qui rafistolera définitivement son cœur en charpie.

Or Jean Max n’a pas été conçu au XX e siècle, il a été conçu au Moyen-Age, à l’époque de l’ «amour courtois » . Un truc insensé pour la majorité des mâles sûrs d’eux et dominateurs d’aujourd’hui. Un truc qui croit au panache et à la lenteur du manège de seduction réciproque, aux unions exclusives et définitives, sans la moindre obligation de performance, fondées sur la loyauté réciproque, fusionnelles mais suffisamment fluides pour accepter toute modulation dans le temps et l’espace.

Tout l’inverse de la société du speed dating de consommation frénétique vide de sens (selon lui).

Alors joindre l’utile à l’agréable

  • Acte 1 :

Mars 2014 : création de la Brigade de l’Amour, organiser des événements, animer un blog, oser l’anticonformisme, design de sweats, assumer l’oxymore Brigade de l’Amour ( juxtaposition de 2 termes que tout oppose pour mieux souligner leur effet utile – ex « silence assourdissant » ou « musique militaire »). 

  • Acte 2 :

matérialiser le concept en diffusant des Sweats porteurs de mantras , solliciter des « people » bienveillants pour les porter et optimiser les chances de reverser la moitié des profits de chaque « apéros de l’amour » à des œuvres caritatives. 

  • Acte 3 :

structurer ce label pour légitimer et diffuser large le projet, sans perdre son esprit originel . Cependant, sur ce point il y a une marge de progrès possible, Jean Max fait tout ça tout seul du sol au plafond . Je suis passée par cette étape moi-même, la joie de voir son projet décoller est intense mais nous n’avons plus le droit de craquer sous la pression. L’adrenaline qui nous transporte, oui ; le stress d’angoisse qui nous pétrifie, non ! il faut savoir s’entourer , c’est vital.

Et puis… les planètes s’alignent de nouveau comme une évidence.

Le 27 Juillet 2014 Louise entre dans la vie de Jean-Max, ou l’inverse, c’est pareil. Fusion des contraires, des origines sociales et culturelles, mais partis pour garder le tempo, croître et embellir ensemble. Un bonheur n’arrive jamais seul, un petit brigadier naît le 9 Mai 2017. Il faut toujours beaucoup de chaos pour créer une étoile scintillante.

Jean Max est une belle rencontre. Les voies de la résilience et du bonheur après un tsunami, sont complexes. Mais il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur. Coeur dévasté, licenciement , maladie, accidents violents ou attentats (…) , tous accidentés de la vie, unis dans la même douleur et l’immense chantier de reconstruction.

L’amour, c’est à dire ce don de soi sans contrepartie, est une voie bien stimulante avec pleins de ramifications , confiance, sens de l’autre, lien, trace, responsabilité, long terme… c’est bien !

Retrouvez Jean Max et sa Brigade qui s’agrandit un peu partout, sur son site d’abord, sur Facebook et sur Instagram bien sûr !

Voilà un premier portrait qui résonne bien pour cette autre « histoire de résilience » ….

Vive l’amour et vive Jean Max, together stronger comme je le dis toujours et bien sûr prions pour que #lovewillruletheworld  what else !

Un commentaire

  • Sandrine5 mois ago

    répondre

    Merci Charlotte
    J’❤️ Tout, la perception, l’ecriture, la bienveillance et l’espoir.

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